"Les dieux sont ceux qui regardent vers l'intérieur, dans
l'éclaircie de ce qui vient en présence."
Heidegger, Parménide, 1942-1943
roman, Gallimard, parution 5 janvier 2012
« Dès ma première rencontre avec Lucie, une formule espagnole m'est revenue à l'esprit :"los ojos con mucha noche", les yeux avec beaucoup de nuit. Les "coups de foudre" sont rares, les coups de nuit encore plus. Les tableaux où Lucie apparaîtrait, si j'étais peintre, devraient être envahis par l'intensité de ce noir sans lequel il n'y a pas d'éclaircie. Noir et halo bleuté. Tout le reste, robes, pantalons, bijoux, répondrait à ce noir, nudité comprise. Mais la preuve, ici, est dans les lèvres, la bouche, la langue, la salive, le souffle. C'est en s'embrassant passionnément, et longtemps, qu'on sait si on est d'accord. Le long et profond baiser, voilà la peinture, voilà l'infilmable. J'arrive toujours avec dix minutes d'avance. J'entends l'ascenseur, le bruit de la clé de Lucie dans la serrure, les rideaux sont déjà fermés, action. »
Philippe Sollers sur LCI (vidéo)
Lacan Quotidien n°127 – L'éclaircie de la présence
Gallimard, Folio, 5 janvier 2012
«Ce volume est la suite logique de La Guerre du Goût et d'Éloge de l'infini.
À l'opposé de toute vision apocalyptique, ou de "fin de l'Histoire", ou de fascination pour la Terreur, les écrits réunis ici ont pour unique visée la préparation d'une Renaissance, à laquelle, sauf de très rares exceptions, plus personne ne croit. Cet avenir certain, quoique hautement improbable, a d'ailleurs été affirmé en toute clarté dans un roman récent encore méconnu: Les Voyageurs du Temps.»
Ph. S.
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Ré, août 2011 |
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Picasso, Violon "Jolie Eva", 1912
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Eva Gouel, photographie de Picasso, 1912
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Manet, Méry Laurent au chapeau noir, pastel, 1882
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Méry Laurent
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| Lola Picasso, sœur de l'artiste, photographie de Picasso, vers 1906 |
Gallimard, 2011
« On vit donc à Venise, Minna et moi, à l'écart. On ne sort pas, on ne voit personne, l'eau, les livres, les oiseaux, les arbres, les bateaux, les cloches, le silence, la musique, on est d'accord sur tout ça. Jamais assez de temps encore, encore. Tard dans la nuit, une grande marche vers la gare maritime, et retour, quand tout dort. Je me lève tôt, soleil sur la gauche, et voilà du temps, encore, et encore du temps. On se tait beaucoup, preuve qu'on s'entend.
Les amoureux sont seuls au monde parce que le monde est fait pour eux et par eux. L'amour est cellulaire dans les tourbillons du hasard, et ces deux-là avaient une chance sur quelques milliards de se rencontrer à la même époque. Entre le français et l'italien, il y a une longue et bizarre histoire. Elle ne demande, avec Stendhal, qu'à s'approfondir. »
| Extrait | Presse |
| Entretien | Radio |
« Je viens du Centre de tir. Quelques bavures pour commencer (fatigue, souffle court), et puis précision. Je ne sais plus quel poète américain a écrit ces deux vers : “Paradis calme/Au-dessus du carnage” ». C’est mon état d’esprit à l’entraînement. En haut, si j’arrive à penser le moins possible, ciel, bleu, calme, lumineux. En bas, explosions et larmes.
Je me concentre sur le mot “mot”. Je le vois là-bas, dans la ligne de mire. Il respire un peu, il grandit, c’est lui que je vise, que je veux toucher et trouer. MOT. Avec une lettre de plus, c’est MORT. En anglais, ça ferait WORD et WORLD. Je tire sur la mort, je tire sur le monde. Petite plaisanterie, mais qui fait du bien. Ma voisine de stand, Viva, me félicite d’avoir mis dans le mille. Je ne sais rien de ses activités, ni elle des miennes. On se sourit, ça suffit. »
"On m’a souvent reproché de ne pas écrire de « vrais romans », autrement dit des livres qui pourraient se lire comme on regarde un film.
En voici un, mais il s’agit de mon existence réelle : souvenirs, situations, portraits.
J’ai connu nombre de célébrités littéraires, philosophiques ou politiques de mon temps. Les voici, peintes de l’intérieur.
Quant à mon aventure personnelle, plutôt singulière, et le plus souvent recouverte d’un flot épais de malentendus, il m’a semblé nécessaire de la clarifier.
C’est fait." Ph.S.
Philippe Sollers ou l'impatience de la penséeEntretiens sur Radio France Culture
L'ÉCLAIRCIE
le nouveau roman de Philippe Sollers
Extrait
Presse
Inceste de Sollers (Transfuge)
Nouvelles du front, Les Inrockuptibles du 18 janvier 2012
Journal du mois
Agitation, Rafle, Culture générale, Réfractaire
Philippe Sollers sur France 2, 26 janvier 2012
Sollers à son public: "Comment faites-vous pour jouir de tant d'ignorance?!"
Pourquoi Venise ? Le regard de Philippe Sollers
23 janvier 2012 à 19h30
Rencontre avec Philippe Sollers
au Collège des Bernardins
pour son nouveau roman L'Éclaircie
(avec un film de G.K. Galabov et Sophie Zhang)
Mozart vous écrit
France Inter, Pascale Clark reçoit Philippe Sollers.
La Nouvelle Édition, Canal plus, 18 janvier
CORPS D'ENFANCE CORPS CHINOIS
Sollers et la Chine
Aliocha Wald Lasowski
Philippe Sollers L'art du sublime
« De loin, le plus grand écrivain français »
Métaphysique du dandysme
L'Infini n°117, hiver 2011
Don Giovanni de Mozart dans la mise en scène de Robert Carsen
La Fête à Venise
Manet, Devant la glace, 1876
« Le plus scandaleux chez Casanova, c'est son apologie de l'inceste » , entretien dans Transfuge
Casanova l'admirable
Le triomphe de Casanova
Le manuscrit de Casanova
«Casanova, un éminent représentant de la philosophie française » Le Figaro du 28 novembre 2011
Soirée Lacan, Navarin éditeur, en librairie
Philippe Sollers et Jacques Lacan, Paris, 1975, après un séminaire sur James Joyce
Philippe Sollers sur Canal Plus, Le Petit Journal, 2 décembre 2011
"Avant qu'Abraham fût, je suis”
Féroce bataille autour de James Joyce (Le Point)
Julia Kristeva et Philippe Sollers
L'expérience intérieure à contre-courant
Vidéo